La dernière des Wilberforce, Julia Kerninon, éditions l’Iconoclaste, 21.50 euros
Un scénario implacable, une intrigue menée avec brio. Lorsqu’au printemps Diane, la mère de Waldo, autrice célèbre, l’appelle pour l’inviter à une fête fin Août, le jeune homme sent qu’il ne pourra pas y échapper. Le voilà revenu sur la presqu’île bretonne de son enfance, où il a fait les quatre cents coups avec son frère Adam et les soeurs Wilberforce, Annabel l’indocile et Olivia, plus discrète, les filles d’Eva, meilleure amie de leur mère qui tient un hôtel. Leurs mères entretiennent un amitié fusionnelle au fil de ces étés un peu hors du temps. Le père, lui, reste à l’écart avec ses mots croisés.
Un été, tout change : c’est l’entrée dans l’adolescence, Olivia et Annabel sont devenues deux belles jeunes filles délurées, surtout Annabel qui se met un peu en danger , allant de garçons en garçons, jusqu’au double drame qui va transformer à jamais leurs vies et faire vaciller l’équilibre de cette famille de coeur.
Roman d’apprentissage autant qu’enquête troublante, « La dernière des Wilberforce » nous entraîne entre flash-backs et narration au présent dans un récit qui ne perd pas en fluidité et se lit comme un thriller. Une écriture chamarrée non dénuée de trouvailles littéraires, une ambiance de roman noir qui nous assaille et nous enchante sur cette presqu’île à la beauté magique.
Une vraie pépite de la rentrée littéraire!





