Une pension en Italie, Philippe Besson, éditions Julliard, 21 euros
Années 60, en Toscane.Paul Virsac, professeur d’italien à Nice, sa femme Gabrielle et leurs deux filles, Colette, 10 ans, et Suzanne, 18 ans, prennent leurs quartiers d’été dans une pension en Italie, conseillée par un collègue du père. Paul a prévu les activités pour chaque jour, les musées ou le patrimoine à explorer dans la région.
Mais quelques jours plus tard, terrassé par une insolation, il doit garder la chambre pour quelques jours, qui vont bientôt transfigurer son existence ordinaire par une rencontre qui va tout changer. Le narrateur du roman, lui-même romancier (Philippe Besson ou son double romanesque?), est le fils de Suzanne et le petit-fils de Paul Virsac, qu’il n’a pas connu et sur lequel sa mère ne veut pas s’étendre, gardant le secret promis à sa propre mère. A force d’insistance, Suzanne finit par lui raconter l’histoire de Paul et il décide de faire sa propre enquête et d’en tirer un roman, celui que nous avons entre les mains.
Comme à son habitude, Philippe Besson brouille les pistes de l’autofiction et nous enchante par son art de la sobriété comme son verbe qui va à l’essentiel. Un roman qui sonne comme une révélation, celle d’un secret de famille longtemps enfoui et un texte fort empreint de sensualité.