Un rêve immense, Catherine Bardon, éditions Flammarion, 22 euros
1927, à Berlin. Nora, dont le mariage bat de l’aile, rencontre Ludwig, un médecin plus âgé qu’elle féru de philosophie nietzschéenne, de végétarisme et de liberté des corps. Avant la première guerre mondiale, il a notamment fréquenté la communauté de Monte Véritas, en Suisse, où se réunissaient des esprits libres célébrant la nature à travers des danses à demi nus sous la lune. Sa rencontre avec Nora cristallise pour lui l’envie d’échapper à l’ordre bourgeois et de vivre en plein accord avec eux-mêmes dans un lieu pur qui leur correspondrait.
Leur choix se porte sur l’île déserte de Charles, dans l’archipel des Galapagos. Ludwig peut se consacrer pleinement à ses réflexions philosophiques tandis que Nora gère l’intendance et s’occupe des animaux. Mais le lieu ne va pas rester désert bien longtemps, et la civilisation rattrape inexorablement le couple, comme si une malédiction s’emparait de l’île.
Catherine Bardon s’inspire de faits réels dans une affaire qui n’a jamais été vraiment élucidée et nous entraîne dans l’incroyable aventure de ses personnages idéalistes et attachants dont l’humanité nous émeut, entre aspirations métaphysique et choc de la vie réelle. Un roman passionnant.